Le département SVT (Science de la vie et de la Terre) de l'université Paul Sabatier a démarré une étude de suivi de population d'amphibien sur le Sentier Nature. Dès les premiers relevés, furent
trouvés des salamandres (tachetées ou terrestres) ainsi que des tritons marbrés. Aujourd'hui nous pouvons l'affirmer : le Sentier Nature peut se targuer d'abriter une grande population
d'amphibiens protégés inscrits sur liste rouge des espèces menacées.
Le futur maire de Toulouse, qu'il soit de droite, de gauche ou du centre, doit dès maintenant s'engager à respecter la loi en garantissant que l'actuel tracé de la LMSE sera abandonné puisqu'il
impactera directement leur habitat, au profit du tracé alternatif proposé par les association depuis février 2006.
Lors de la déclaration d'utilité publique de l'actuel projet LMSE
http://www.grandtoulouse.org/admin/upload/document/309-declarationdeprojet.pdf
il n'a pas été fait mention de la présence d'espèces protégées. Les Amis de la Terre et Veracruz avaient pourtant depuis longtemps averti l'opinion de leur présence. Nos
différentes interventions dans les médias locaux en témoignent. Gilles Potier, spécialiste des amphibiens chargé d’étude à Nature Midi-Pyrénées avait également indiqué dans une note sans
ambiguité datée du 28 juin 2007, la présence de nombreuses espèces protégées :
Amphibiens :
Crapaud accoucheur Alytes obstetricans, Salamandre tachetée Salamandra salamandra, Triton palmé Triturus helveticus, Triton marbré Triturus marmoratus, complexe des Grenouilles « vertes » (complexe Pelophylax méridional : Grenouille de Perez Pelophylax perezi, Grenouille rieuse Pelophylax ridibunda et leur klepton la Grenouille de Graf Pelophylax kl. grafi).
Reptiles :
Lézard des murailles Podarcis muralis, Lézard vert occidental Lacerta bilineata, Couleuvre verte-et-jaune Hierophis viridiflavus, Couleuvre vipérine Natrix
maura et Couleuvre à collier Natrix natrix.
Comme le précisait Gilles Potier, tous sont intégralement protégés par la loi française.
Maintenant qu'il est prouvé scientifiquement par l'expertise de Gilles Potier et l'étude de suivi de population d'amphibiens dirigées par le Maitre de conferences Alexandre Ribéron que des
espèces inscrites sur la liste rouge des espèces menacées sont présentes sur l'actuel tracé de la LMSE, ce projet doit être abandonné. C'est l'engagement que nous demandons au nouveau maire
de Toulouse : ne pas se placer au-dessus des lois. Passer outre l'avis du commissaire enquêteur et se moquer des statuts de protection est anti-démocratique. Le grand Toulouse doit changer
d'avis. Manifestons ce point de vu. La protection de ce site exceptionnel doit être un sujet de campagne.
La déclaration d'utilité publique ne fait pas non plus mention de l'abattage de résineux sur le terrain géré par l’association. On peut aussi se poser la question de l’impact négatif que pourrait avoir l’actuel tracé sur la santé des étudiants. Cette question prend tout son sens quand on sait que cette route doit jouxter le verger et le potager de l’association destiné à la consommation des étudiants. C'est ausi faire peu de cas du désir qu'exprime les étudiants en le gérant en agriculture biologique .
Continuons jusqu’au bout à nous mobiliser contre l’actuel tracé de la LMSE.