Compte rendu du concours de miels et pains d’épices du 17 novembre 2007 au Syndicat d’Apiculture Méridionale de Toulouse
Etaient présents Marie, Johanna, Karim et Véronique. Nous avons été les bienvenus pour faire partie du jury et placés chacun à une table de six personnes avec des experts qui ont su nous faire
part de leur expérience en dégustation de miel.
C’est le 23ème concours organisé par le Syndicat d’Apiculture Méridionale ! Il est sponsorisé par de nombreux acteurs : Conseil régional, Conseil général, mairie de Toulouse,
Apicop, Fram ( !)…
Le concours de miels :
Les concourants, au nombre de 31, ont présenté 51 échantillons de miel. Les miels étaient classés en sept variétés concourantes, plus quatre variétés hors concours (car peu d’échantillons). La
classification est très stricte et se fait sur la base d’analyses physico-chimiques (mesure de la composition en différents pollens notamment).
Une feuille de notation nous a été distribuée, c’est la même que celle utilisée pour le concours général apicole de Paris. Elle présente quatre critères : visuel, olfactif, gustatif et
tactile, à évaluer dans cet ordre.
L’examen visuel consiste à observer l’aspect, la couleur et la propreté su miel. La présence d’impuretés est à éviter. Selon les types de miel, il faut s’attendre à une certaine couleur,
consistance et cristallisation. Par exemple, le miel d’acacia est d’autant plus pur qu’il est clair (il peut même être presque transparent), et doit être relativement fluide et non cristallisé.
L’examen olfactif, qui suit, permet d’évaluer l’intensité, la typicité et la persistance des arômes. Surprenant : certains miels peuvent présenter des odeurs atypiques et désagréables :
fumée, ferment, graisse de garage !
L’examen gustatif se fait en répartissant dans la bouche une cuillérée de miel. Il faut bien saliver et observer la dissolution du miel dans la bouche. Il est conseillé de goûter au moins deux
fois pour bien observer tous les aspects gustatifs, arômes et saveurs. Entre deux dégustations, manger un petit quartier de pomme pour faire passer le goût du miel. Magique (n’est-ce pas
Johanna ) : un miel d’acacia, très pur et très léger, se dissolvait entièrement dans nos bouches, laissant sa saveur délicieuse chatouiller nos papilles.
Enfin, l’examen tactile consiste à observer, en goûtant à nouveau l’échantillon, sa consistance (fluide, dense) ainsi que sa granulation (fine, grossière, non homogène…).
Insolite (mais pas tant que ça apparemment) : parmi les concourants, deux jeunes garçons âgés respectivement de 11 et 13 ans possédaient chacun plusieurs ruches et s’en occupaient eux
mêmes !
Pour en savoir plus : Le miel est le seul aliment impérissable. Pour cela l’apiculteur doit respecter certains critères, notamment avoir un taux d’humidité autour de 18
% (on utilise un réfractomètre pour mesurer la teneur en eau). Un miel trop humide fermente, il faut alors le déshumidifier en le passant en chambre chaude.
Le concours de pains d’épices :
A évaluer : huit pains d’épices nature et cinq pains d’épices aux fruits.
Gourmandes et gagnées par une certaine euphorie, les trois filles de notre groupe se sont présentées pour noter les pains d’épices nature.
Les critères : l’aspect visuel du pain d’épice entier et de sa tranche (couleur, aspect de la surface, homogénéité de la cuisson, régularité de la texture), et ses qualités gustatives
(moelleux, équilibre des saveurs, longueur en bouche). Nous avons trouvé la notation plus facile pour le pain d’épice !
Conclusion :
Enfin, pour couronner le tout, un apéritif à base d’hydromel, délicieux alcool de miel ! Nous ne vous cacherons pas qu’après tout ça nous commencions à ressentir comme une certaine overdose
de sucre…
Ce concours à été pour nous un vrai délice des sens et un moment d’échange très agréable au cours duquel nous avons pris contact avec plusieurs apiculteurs ainsi que les membres du Syndicat
d’Apiculture Méridionale.
Un grand merci à Joelle Coignus, contactée auparavant, pour nous avoir si gentiment donné tout le petit matériel d’apiculture (enfumoir, lève-cadres, nourrisseurs…) et vendu d’occasion un livre
très complet, le Traité rustica de l’apiculture.
Un grand merci aussi à Claude Baben, pour toutes les explications qu’il nous à fournies au cours de ce concours. Ce monsieur, qui travaillait anciennement à l’UPS, s’est montré très intéressé par
notre projet et s’est proposé pour nous épauler dans celui-ci. Il se propose de nous donner gracieusement plusieurs ruches qu’il va lui même retaper, et de nous aider lors des manipulations des
ruches.